Vendredi 20 novembre 2009

L’ORGUEIL DU CONIFERE

 

 

J’étais le plus gros, le plus beau, le plus haut

De la vieille futaie de ce vénérable château.

Je tutoyais le ciel

Je caressais l’arc-en-ciel.

Sous terre ou dans les airs,

A d’aucuns servais de repaire.

 

Des conifères j’étais l’empereur,

Visité des princes, des rois, des bateleurs.

Jaloux, un dieu subalterne et rageur
M’expédia le tonnerre, l’éclair et le feu,

De ma cime admirable faisant un méchant pieu !

 

Du château la gent nobiliaire,

Fit alors de moi son auxiliaire

Et dans la cheminée au blanc manteau,

Chauffant maîtres et commensaux,

Illuminant les tristes lieux,

Je brille encore de mille feux !

 

Cimo  le2 novembre 2009

 

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Vendredi 30 octobre 2009

Le funambule

 

 

 

 

Papa regarde comme c’est beau.

Là haut on dirait un oiseau.

Regarde, sors de ta  bulle,

Sur le fil danse le funambule !

Vois comme il glisse, le front lisse

Regarde comme il danse à sa guise

Au-dessus de la rue qui l’envie

Qui admire et applaudit !

Là haut tout doit être beau

Tout prés des oiseaux !

Vois-tu le rythme si doux

D’une danse sans à-coup ?

Regarde le ciel dans ses yeux

Son sourire accroché aux cieux !

Quand je serai grand, papa

Loin des tracas, du fatras,

J’irai courir sur le fil !

Ce ne peut être difficile

De souhaiter vivre

En homme libre !

 

 

 

Cimo  le 29 octobre 2007

 

 

 

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Vendredi 30 octobre 2009

 L'ordinaire     du courage

__________
 
 
Avec ses tripes , avec son cœur
Il n’était pas toujours bonheur
Mais il avait cette douceur
Qui repoussait le grand malheur .
 
Dans ses yeux de vieux mage
Sur le masque aux traits sauvages
Il y avait cette lueur
Qui dépassait toutes les peurs .
 
Je me souviens de son image
Comme d’un tableau du Caravage
La lumière toute en dedans
Qui illumine jusqu’au néant .
 
Je me souviens de cette lumière,
Des voisins buvant leur bière ,
Habitués à l’ ordinaire
Des mots qui sonnaient clair .
 
Comme la musique du bonheur
Ca vous prenait par le meilleur ,
Ca lui venait du fond du cœur
Ca lui venait du fond d’ ailleurs .
 
Ca venait du fond des temps
On oubliait le temps présent
On oubliait la pile des ans
On repoussait la haine dedans .
 
Je me souviens avoir appris
Que dans la vie on danse on rit
Surtout quand elle se durcit
Ou quand l’amour est malappris .
 
Et lorsque l’ombre me menace
Et que le mal devient tenace
Je me souviens de son image
Et lis encore ses messages .
 
Et ça revient du fond des temps
Pour me dire avec l’ accent
Que le mal n’est pas si grand
Qu’il faut danser , boire en chantant .
 
Et je revois les yeux du sage
Cette lueur du fond des âges
Cette lumière du courage
Qui illumine le marécage .
 
CIMO 
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Vendredi 30 octobre 2009

Brises latérales

 

 

 

Avant les temps de grands changements

Deux chenilles s’aimaient tendrement

Cheminant côte à côte langoureusement

Amour platonique assurément.

 

Aux temps du carcan, au temps du cocon

Les chrysalides tinrent bon

Se préparant, sereines, à l’unisson

A l’élan qui les uniraient pour de bon.

 

Enfin chrysalides devinrent papillons.

Exposées ainsi aux pièges hors cocon

Les beaux papillons papillonnèrent

Imprudemment et sans repères.

 

C’est ainsi que perdant  l’innocence

L’une par le Nordeste fut attirée

L’autre par l’alizéà l’instant subjugué,

Confiant à ces vents la belle romance.

 

Voisines en océan, on ne sut comment,

L’élégante voilure d’un blanc voilier,

Le doux duvet de l’oiseau géant

Réunirent un jour les amants au hunier.

 

Chacun avait sa vie bien avancée

Le papillon avait famille en sa maison

La papillonne comptait aussi un compagnon

Toutes choses faisant l’affaire compliquée.

 

Et bien qu’enfin cet amour en fusion

Fît pâlir les étoiles de confusion,

Le moment tant rêvé ne dura que l’été…

La vie à ses règles en société !

 

Comment ici écrire une morale

Tirer leçon de cette histoire

Puisque nul papillon, blanc ou noir

Ne sait résister aux brises latérales ?!

 

Cimo        4 août 2007

 

 

 

 

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Jeudi 27 août 2009

VIVANTS Num-riser0022.jpg
 

Ils tracent leurs sillons

Comme on écrit une chanson

Comme le coeur funambule

Dans la poitrine du somnambule .

 

Ils aiment les moissons

Pour leurs soirs polissons

Et savent boire le vin,

S'inventant de beaux destins.

 

Pour des amours nées au soleil

Ils pleurent des larmes de miel

Et, riches de leurs infortunes

Ils chantent l'espoir à la brune.

 

Ils parlent aux elfes nains,

Des esprits bien incertains

Qui écrivent à l'encre de lune

Des histoires d'ombres et de brumes!

 

Ils ouvrent grand les yeux

Quand on leur parle d'être vieux,

Que l'humain est d'habitudes.

Ils sont sans certitudes!



Pour apaiser les ouragans

Ils ont la musique et le chant.

Ils glissent dans le temps

Vers l'ultime printemps.

 

                                                cimo

 

 

,

 

 

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Jeudi 27 août 2009
Sunset.jpg                                            
                                        
                                        GOUTER LE TEMPS
 
 
 
 
Ce fut un souffle d’air frais
Une odeur de rose et jasmin mêlés
Un flottement, un mouvement très léger
Une musique de mots aux douces sonorités.
 
 
Ce fut après juillet, plein soleil caressant
Une odeur musquée annonçant le moment
Un lent déplacement de hanches envoûtant
Un murmure très doux de doux aveux brûlants.
 
 
Ce fut après l’automne, aux frimas de décembre
Une odeur entêtante, il gelait à pierre fendre
Une senteur enivrante et le bois est en cendres.
Des soupirs et des cris d’amour tendre.
 
 
Ce fut alors et après et toujours le printemps
Un parfum encore cru que l’on croque en riant
Une houle de corps , le typhon des amants
Et des cris et des rires francs et fous, inconscients.
 
 
Et ce fut la tempête et puis vint l’aquilon
Le parfum obsédant et l’ombre du soupçon
Un corps plus pesant et l’ennui du lagon
Un murmure, une plainte et des voix sans passion.
 
 
Ce fut le temps de la raison, des discussions
L’âge d’or des vigueurs d’âge mûr
Les senteurs des sous-bois et des mûres
La vie en draps de soie et linge de maison.
 
 
Ce fut enfin le temps serein
Ce fut l’époque où incertain
Le corps exulte en soupirant
Où le temps sert à goûter le temps.
 
                                          CIMO
 
                                           
                                        
                                        
 
 
 
 
 
                                           
                                        
                                      
 
 
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Jeudi 27 août 2009
                                              fratricides                                       
Ils ont mêmes coutumes, même couleur de peau
Même Dieu et encore bien d’autres maux.
Ils vivent chichement sur de maigres arpents
Prient et implorent le ciel de réduire le tyran.
 
Le démon est rusé, cruel et tout puissant
Il soumet le peuple aux caprices de l’instant.
Lourd est le joug, dure et précaire toute vie, 
De l’innocent rebelle, aux rares insoumis !
 
Enfin ils l’ont chassé, lui et ses obligés.
Ils ont alors pris les armes et se sont entretués,
Fratricides, sans états d’âme, au nom de Dieu,
Comme l’ont toujours fait leurs aïeux !
 
Quoi, celui-là qui prie l’Autre, le rival,
Qui ne sait distinguer le verre du cristal,
Devrait-il avec nous occuper le trône vacant
Et dicter comme nous la loi du moment !?
 
Il est sourd au vrai Messager, comment le punir 
Nous les seuls élus pour les temps à venir ?
Le sort des armes nous a fait victorieux,
Nôtre Guide réglera ce contentieux !
 
Mort aux égarés en religion dévoyée !
Mort à l’étranger aux mœurs frelatées !
Sus à l’athée, l’ennemi, le traître impie
Qui doute et s’écarte de la vraie prophétie !
 
Et vous, infâmes menteurs, vils blasphémateurs,
Comment osez-vous accuser nôtre chef, nôtre sauveur,
Sa famille, l’honorable clan qui nous fait prospères,
De népotisme, de tyrannie et pis, d’actes pervers ?
 
Savez-vous qu’il a pour nous l’amour d’un père,
Que par lui nôtre famille n’est plus en guerre,
Qu’il ne manque jamais à la sainte journée de prière,
Que sa sagesse souveraine est reconnue par ses pairs ?
 
Pour avoir ainsi offensé la personne du Maître,
Votre misérable vie, ce jour doit s’y remettre
Car enfin traiter de tyran nôtre vénérable Père
Ne peut être que de traîtres opposants sectaires !    
 
 
                                                          cimo, le 15mai 2004
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
    
 
 
                                                   
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Lundi 23 mars 2009

 

 

Le pont de Ventabren

 

 

Le temps est chagrin

De train je ne vois plus

Sur le pont de Ventabren.

Qu’ai-je fait qui déplût ?

 

L’outarde de ma jeunesse

Dans mes rêves m’agresse,

Sur le reg je suis nu,

De gris le ciel est revêtu.

 

Au cœur de mon angoisse

Point de bonne paroisse,

L’aubaine salvatrice

Se fait dame caprices.

 

Et puis vient le mistral

Et ses froides rafales.

Demain verrai-je le train

Sur le pont de Ventabren ?

 

 

 

                                                                 CIMO 23 mars 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 27 février 2009

Chênaie en fête

 

 

Nous irons ce soir à la chênaie

Délivrer les âmes enchaînées.

Notre amie la pluie les lavera,

Le vent complice les séchera.

 

Alors les habitants de la forêt

Verront s’agiter les sous-bois,

Le hibou se coiffer d’un béret,

Le jeune cerf jouer de ses bois.

 

Les glands jetteront leur bonnet,

Les chênes amuseront les genets,

Les biches pleurant de bonheur

Feront des perles de leurs pleurs.

 

Et toutes ces âmes rassemblées

Dansant et riant en assemblée,

Feront de joyeuses farandoles

Sous une lune à l’air tout drôle.

 

Nos âmes fatiguées et crottées,

Par la joie et la danse frottées,

A nouveau légères et libérées

Se prendront encore à espérer

.

 

 

                                         Cimo   le 27 février 2009

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Mercredi 25 février 2009

>        


>    Je ne peux résister à mettre en ligne cette pensée de Thomas Jefferson que les victimes des "subprimes" apprécieront. Certes c'était en 1802...  Quote of the Week

 

 

Ø     'I believe that banking institutions are more dangerous to our liberties than standing armies. If the  American people ever allow private banks to control the issue of  their currency, first by inflation, then by deflation, the banks and  corporations that will grow up around the banks will deprive the  people of all property until their children wake-up homeless on the  continent their fathers conquered.'

 


>
Thomas Jefferson  1802

"Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques  priveront les gens de  toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession,  jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis"

Thomas Jefferson 1802

 

c'était en 1802...
Par cimo
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