Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 11:15

    Cheminement

 

 

Sur cette sente improbable

Ce chemin plein de broussailles

D’épines, de sable et de rocaille,                                                                       

Tortueux, montant et mystérieux,

Plein de bosses et de creux

Il vécut le beau, le détestable.  

 

Un spermatozoïde fort véloce  

Et un ovule en mal de noces

L’avaient mis là aux premiers frimas

Par nature, par hasard, sans embarras.

 La faim au ventre, le froid en été,  

Tendresse fugueuse et vie confinée,

L’angoisse du têtard dans le pré.

 

Rude fut la première montée,                                                       

Au premier col, au premier palier,

Sous un ciel de peines annoncées,

Il observa le soleil tentant la percée.

Il sut alors que, seul, sans se lier,

Il lui faudrait ainsi aller chercher,  

Pas à pas, sans bâton, dents serrées,  

Jusqu’aux plus hauts  rochers,

Cette  lumière qui fait du passé,  

D’aimables contes pour écoliers.

 

Il grimpa longtemps, tête brune,

Vécut beaucoup de blondes lunes,

Oeuvra nuit et jour sans relâche  

Accomplit une à une toutes les tâches

Jusqu’à oublier l’improbable sente

Jusqu’à dévaler toutes les pentes

A croiser petites joies et fulgurances

A trouver même la reine de sa vie

Pour chanter le bonheur d’être en vie                                              

Tête blanche de souvenirs et  d’espérance.

 

 

                                                 CIMO       le 1er juillet 2008

       

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Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 09:00
                                              fratricides                                       
Ils ont mêmes coutumes, même couleur de peau
Même Dieu et encore bien d’autres maux.
Ils vivent chichement sur de maigres arpents
Prient et implorent le ciel de réduire le tyran.
 
Le démon est rusé, cruel et tout puissant
Il soumet le peuple aux caprices de l’instant.
Lourd est le joug, dure et précaire toute vie, 
De l’innocent rebelle, aux rares insoumis !
 
Enfin ils l’ont chassé, lui et ses obligés.
Ils ont alors pris les armes et se sont entretués,
Fratricides, sans états d’âme, au nom de Dieu,
Comme l’ont toujours fait leurs aïeux !
 
Quoi, celui-là qui prie l’Autre, le rival,
Qui ne sait distinguer le verre du cristal,
Devrait-il avec nous occuper le trône vacant
Et dicter comme nous la loi du moment !?
 
Il est sourd au vrai Messager, comment le punir 
Nous les seuls élus pour les temps à venir ?
Le sort des armes nous a fait victorieux,
Nôtre Guide réglera ce contentieux !
 
Mort aux égarés en religion dévoyée !
Mort à l’étranger aux mœurs frelatées !
Sus à l’athée, l’ennemi, le traître impie
Qui doute et s’écarte de la vraie prophétie !
 
Et vous, infâmes menteurs, vils blasphémateurs,
Comment osez-vous accuser nôtre chef, nôtre sauveur,
Sa famille, l’honorable clan qui nous fait prospères,
De népotisme, de tyrannie et pis, d’actes pervers ?
 
Savez-vous qu’il a pour nous l’amour d’un père,
Que par lui nôtre famille n’est plus en guerre,
Qu’il ne manque jamais à la sainte journée de prière,
Que sa sagesse souveraine est reconnue par ses pairs ?
 
Pour avoir ainsi offensé la personne du Maître,
Votre misérable vie, ce jour doit s’y remettre
Car enfin traiter de tyran nôtre vénérable Père
Ne peut être que de traîtres opposants sectaires !    
 
 
                                                          cimo, le 15mai 2004
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
    
 
 
                                                   
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Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 16:07

ESPERANCE

 

 

 

J’ai poussé les portes du ciel

Au-delà des lumières du soleil

Au sombre royaume des ombres.

A tâtons en cette  immensité

J’ai buté sur l’hermine du juge

Le sabre du soldat

Du financier l’alpaga

Une couronne de roi

Un sceptre en bas de soie

L’ego du pouvoir

La vanité de l’avoir,

Des prêtres la  défroque.

En cet ultime refuge,

De l’humanité n’ai-je vu

Que de pauvres  breloques

De prétentieux oripeaux

Et encore point aperçu

Diable, âmes  ou angelots,

Seulement un homme, une femme

Arrachant tous les liens,

Au secours des terriens

Pour porter  la nouvelle flamme

D’amour, de paix et d’espérance

D’un monde de tolérance.

 

                                                         CIMO

 

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Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 13:01

L’ORGUEIL DU CONIFERE

 

 

J’étais le plus gros, le plus beau, le plus haut

De la vieille futaie de ce vénérable château.

Je tutoyais le ciel

Je caressais l’arc-en-ciel.

Sous terre ou dans les airs,

A d’aucuns servais de repaire.

 

Des conifères j’étais l’empereur,

Visité des princes, des rois, des bateleurs.

Jaloux, un dieu subalterne et rageur
M’expédia le tonnerre, l’éclair et le feu,

De ma cime admirable faisant un méchant pieu !

 

Du château la gent nobiliaire,

Fit alors de moi son auxiliaire

Et dans la cheminée au blanc manteau,

Chauffant maîtres et commensaux,

Illuminant les tristes lieux,

Je brille encore de mille feux !

 

Cimo  le2 novembre 2009

 

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Jeudi 16 décembre 2010 4 16 /12 /Déc /2010 11:47

Ce jour je fais exception aux régles que je m'étais fixées en créant ce blog càd ne publier que mes modestes suites de mots. Ici il est question de militer pour une terre plus propre souhaitée par  -presque-  tous et j'ai le plaisir de montrer une oeuvre artistique de Bernard LAVOREL dont  j'apprécie le texte et dont je recommande le site "picasa web albums-behel" sculptures.

 

 terre-en-danger---Copie.JPG

L’eau qui en moi s’écoule est source d’existence

Et l’air que je respire vient la régénérer ;

Les fleuves sont mes veines, les forêts mes poumons.

 

Mais l’air inhalé est en dégénérescence

Et progressivement les mène à l’asphyxie

Car mon sol est bardé d’innombrables conduits

D’où s’échappent en brûlant des gaz délétères

Et l’eau baignant mon corps altéré, en sueur,

N’a plus la pureté ni la douce fraîcheur

Auxquelles tu aspirais, nature hospitalière.

 

Car à l’homme j’ai offert le fruit de mes entrailles

Pour nourrir son corps, calmer ses appétits.

Puisant dans mes ressources une vigueur sans failles

Je l’ai vu conquérir des espaces infinis

Et, chassant devant lui les autres créatures

Soumettre à son orgueil animaux et nature

Pour le plus grand profit d’une minorité

Convaincue d’exaucer toute l’humanité.

 

Que leur ai-je donc fait à ces humanoïdes

Pour qu’ils s’en prennent aux fruits de mes enfantements ?

Que leur ai-je donc fait à ces anthropoïdes

Pour qu’ils souillent à jamais mon environnement ?

Ils puisent dans mon eau pour irriguer leurs veines

Mais salissent cette eau de leurs déjections ;

Ils aspirent mon air pour emplir leurs poumons

Mais infectent cet air de leurs fumées, sans gêne.

 

Non contents de produire ces miasmes délétères

Voilà qu’ils s’avisent d’abriter en mon sein

Des déchets, résidus de fission nucléaire

Que, dans leur quête de ressources énergétiques,

Ils extraient constamment des piles atomiques.

Stockage dangereux aux effets redoutables

Pour qui s’aviserait, ignorant ou curieux

D’approcher dans mille ans ce site infréquentable

Voire d’y entreprendre un forage périlleux.

 

Ô homme téméraire qui vient en ces parages

Ou bien toi, créature débarquant d’un autre âge

Constate devant toi les effets pernicieux

Qu’aurait sur ta santé ta présence en ces lieux

En contemplant l’image d’une terre avilie

Vomissant les ordures en son corps enfouies.

 

Bernard   Lavorel

Par Bernard Lavorel
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Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 10:14

P1010011 

Defne (laurier blanc)

 

En ces lieux,

Sous ces cieux

Pleins de gloires

Et d’autant de misères

Fillette de l’espoir

Chasse les chimères.


Petite lampe allumée

Qui éclaire la cité 
Que des dieux facétieux

Ont séparée en deux,

Ne connaît ni ombres

Ni histoires sombres.

 

Tête de port altier

A supporter tresses de lauriers,

Belle comme l’amour d’Apollon

Déjà fière comme Junon

Sur le « passage du bœuf »

Devenu mer ,ainsi tout neuf,

Sans souci du sacré ni du païen

Elle montre ici le lien,

Elle rit et joue et dort

Sur les rives du Bosphore.

 

 

Cimo le 22 septembre 2007

 

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Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 14:50

VIVANTS Num-riser0022.jpg
 

Ils tracent leurs sillons

Comme on écrit une chanson

Comme le coeur funambule

Dans la poitrine du somnambule .

 

Ils aiment les moissons

Pour leurs soirs polissons

Et savent boire le vin,

S'inventant de beaux destins.

 

Pour des amours nées au soleil

Ils pleurent des larmes de miel

Et, riches de leurs infortunes

Ils chantent l'espoir à la brune.

 

Ils parlent aux elfes nains,

Des esprits bien incertains

Qui écrivent à l'encre de lune

Des histoires d'ombres et de brumes!

 

Ils ouvrent grand les yeux

Quand on leur parle d'être vieux,

Que l'humain est d'habitudes.

Ils sont sans certitudes!



Pour apaiser les ouragans

Ils ont la musique et le chant.

Ils glissent dans le temps

Vers l'ultime printemps.

 

                                                cimo

 

 

,

 

 

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Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 12:45
Sunset.jpg                                            
                                        
                                        GOUTER LE TEMPS
 
 
 
 
Ce fut un souffle d’air frais
Une odeur de rose et jasmin mêlés
Un flottement, un mouvement très léger
Une musique de mots aux douces sonorités.
 
 
Ce fut après juillet, plein soleil caressant
Une odeur musquée annonçant le moment
Un lent déplacement de hanches envoûtant
Un murmure très doux de doux aveux brûlants.
 
 
Ce fut après l’automne, aux frimas de décembre
Une odeur entêtante, il gelait à pierre fendre
Une senteur enivrante et le bois est en cendres.
Des soupirs et des cris d’amour tendre.
 
 
Ce fut alors et après et toujours le printemps
Un parfum encore cru que l’on croque en riant
Une houle de corps , le typhon des amants
Et des cris et des rires francs et fous, inconscients.
 
 
Et ce fut la tempête et puis vint l’aquilon
Le parfum obsédant et l’ombre du soupçon
Un corps plus pesant et l’ennui du lagon
Un murmure, une plainte et des voix sans passion.
 
 
Ce fut le temps de la raison, des discussions
L’âge d’or des vigueurs d’âge mûr
Les senteurs des sous-bois et des mûres
La vie en draps de soie et linge de maison.
 
 
Ce fut enfin le temps serein
Ce fut l’époque où incertain
Le corps exulte en soupirant
Où le temps sert à goûter le temps.
 
                                          CIMO
 
                                           
                                        
                                        
 
 
 
 
 
                                           
                                        
                                      
 
 
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 14:05
                                                                                            
                                                                  
                                                                                 
 
LA PASSION 
 
 
Voltaire ne l’aimait point
A Pascal ne disait rien
Et pourtant elle court la passion
Bouscule les salons, passe les saisons !
 
 
Aux chaudes portes de juillet
Sans jamais s’essouffler
Elle descend vers la mer
Elle croque les fruits verts.
 
 
Aux blancs frimas d’octobre
Elle remonte vers les terres
Pleine de ses mystères
Couverte de vain opprobre.
 
 
Et, vive dans les salons,
Contre toute raison
Elle se répand, elle court
Elle envahit les cours !
 
 
Avec les hirondelles
Elle vole à tire d’ailes
Réveille les tourterelles
Fait rougir les belles.
 
 
Encore jeune et rebelle
Elle danse la bougresse
Elle tente la pucelle
Lui vend fausse tendresse.
 
 
On la retrouve en mai
Reine et belle et fière
Riche de ses enfants
Qui mordent la vie en riant !
 
 
                                           CIMO
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 10:10

 

 

Coucher de soleil sur la Prom’
 
 
 
Du pourpre au corail jusqu’aux traînées de fauves éclaboussant
 
De l’orangé à l’or jusqu’aux lambeaux de mauves finissants ,
 
Le ciel s’embrase , coquet , sans pudeur , éclatant les couleurs ,
 
Exposant en Baie des Anges son tableau de splendeurs .
 
 
 
Quelques nuages sombres gorgés d’humidité diluaient les couleurs .
 
Devant eux , dansaient ,vaporeux , erratiques ,les cirrus voyageurs .
 
Alors que leurs flancs estompés s’ornaient de tendres filaments d’opaline ,
           
Ils jonglaient avec de splendides bouquets aux douces teintes violines .
 
 
 
Au bord de l’infini , ciel et terre mêlés , noire et dentelée
 
Timidement la Corse s'imaginait en ses plus hauts sommets .
 
De frêles voiles déployées tâchaient de blancheurs la ligne incertaine
 
Que notre imaginaire peuple à l’envi de gorgones ou de sirènes .
 
 
La mer étalait son écume en vagues molles sur des galets déjà moroses .
 
Le jour finissant l’ habillait ,au loin ,de gris changeants aux reflets roses
 
Et la laissait encore s’offrir, aux bords, en sa parure d’émeraude
 
Avant d’en finir en la couvrant sans émoi du noir manteau de maraude .
 
 
Un instant bien court , avant que disparaisse le disque flamboyant
 
En son écrin de roches cristallines qui l’accueillent en rougissant ,
 
L’Estérel s’allume , fier de ses rougeoiements , sûr de recevoir ,
 
Comme tous les soirs , du corps céleste sa part de gloire .
 
  
                                                                               CIMO
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