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  • : Le blog de cimo
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  • : émotions, coups de coeur, coups de gueule, délire, humour, dérision... à lire selon votre humeur!
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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 11:21

    Cheminement

 

 

Sur cette sente improbable

Ce chemin plein de broussailles

D’épines, de sable et de rocaille,                                                                       

Tortueux, montant et mystérieux,

Plein de bosses et de creux

Il vécut le beau, le détestable.  

 

Un spermatozoïde fort véloce  

Et un ovule en mal de noces

L’avaient mis là aux premiers frimas

Par nature, par hasard, sans embarras.

 La faim au ventre, le froid en été,  

Tendresse fugueuse et vie confinée,

L’angoisse du têtard dans le pré.

 

Rude fut la première montée,                                                       

Au premier col, au premier palier,

Sous un ciel de peines annoncées,

Il observa le soleil tentant la percée.

Il sut alors que, seul, sans se lier,

Il lui faudrait ainsi aller chercher,  

Pas à pas, sans bâton, dents serrées,  

Jusqu’aux plus hauts  rochers,

Cette  lumière qui fait du passé,  

D’aimables contes pour écoliers.

 

Il grimpa longtemps, tête brune,

Vécut beaucoup de blondes lunes,

Oeuvra nuit et jour sans relâche  

Accomplit une à une toutes les tâches

Jusqu’à oublier l’improbable sente

Jusqu’à dévaler toutes les pentes

A croiser petites joies et fulgurances

A trouver même la reine de sa vie

Pour chanter le bonheur d’être en vie                                              

Tête blanche de souvenirs et  d’espérance.

 

 

                                                 CIMO       le 1er juillet 2008

       

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 16:24

   courage de la vie ordinaire

__________
 
 
Avec ses tripes , avec son cœur
Il n’était pas toujours bonheur
Mais il avait cette douceur
Qui repoussait le grand malheur .
 
Dans ses yeux de vieux mage
Sur le masque aux traits sauvages
Il y avait cette lueur
Qui dépassait toutes les peurs .
 
Je me souviens de son image
Comme d’un tableau du Caravage
La lumière toute en dedans
Qui illumine jusqu’au néant .
 
Je me souviens de cette lumière,
Des voisins buvant leur bière ,
Habitués à l’ ordinaire
Des mots qui sonnaient clair .
 
Comme la musique du bonheur
Ca vous prenait par le meilleur ,
Ca lui venait du fond du cœur
Ca lui venait du fond d’ ailleurs .
 
Ca venait du fond des temps
On oubliait le temps présent
On oubliait la pile des ans
On repoussait la haine dedans .
 
Je me souviens avoir appris
Que dans la vie on danse on rit
Surtout quand elle se durcit
Ou quand l’amour est malappris .
 
Et lorsque l’ombre me menace
Et que le mal devient tenace
Je me souviens de son image
Et lis encore ses messages .
 
Et ça revient du fond des temps
Pour me dire avec l’ accent
Que le mal n’est pas si grand
Qu’il faut danser,boire en chantant .
 
Et je revois les yeux du sage
Cette lueur du fond des âges
Cette lumière du courage
Qui illumine le marécage .
 
CIMO 
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 16:05
Sunset.jpg                                           
                                        
                                        GOUTER LE TEMPS
 
 
 
 
Ce fut un souffle d’air frais
Une odeur de rose et jasmin mêlés
Un flottement, un mouvement très léger
Une musique de mots aux douces sonorités.
 
 
Ce fut après juillet, plein soleil caressant
Une odeur musquée annonçant le moment
Un lent déplacement de hanches envoûtant
Un murmure très doux de doux aveux brûlants.
 
 
Ce fut après l’automne, aux frimas de décembre
Une odeur entêtante, il gelait à pierre fendre
Une senteur enivrante et le bois est en cendres.
Des soupirs et des cris d’amour tendre.
 
 
Ce fut alors et après et toujours le printemps
Un parfum encore cru que l’on croque en riant
Une houle de corps , le typhon des amants
Et des cris et des rires francs et fous, inconscients.
 
 
Et ce fut la tempête et puis vint l’aquilon
Le parfum obsédant et l’ombre du soupçon
Un corps plus pesant et l’ennui du lagon
Un murmure, une plainte et des voix sans passion.
 
 
Ce fut le temps de la raison, des discussions
L’âge d’or des vigueurs d’âge mûr
Les senteurs des sous-bois et des mûres
La vie en draps de soie et linge de maison.
 
 
Ce fut enfin le temps serein
Ce fut l’époque où incertain
Le corps exulte en soupirant
Où le temps sert à goûter le temps.
 
                                          CIMO
 
                                           
                                        
                                        
 
 
 
 
 
                                           
                                        
                                      
 
 
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 15:12

Scène de Provence

       

Loin des bruits de la ville

La plaine était tranquille .

Le soleil bientôt au zénith

Effaçait les ombres sur le  site.

 

Fusil en mains précédé du chien courant

Il guettait l’envol lourd du faisan.

Haut dans le ciel, porté par le vent

Il planait, patient, guettant le serpent.

 

Le chasseur portait tous ses ans

Regard fatigué et cheveux blancs.

En cette belle région de Provence

Il appelait de ses voeux la providence.

 

Il songeait au coup des bartavelles

Au pire, pourquoi pas, au coup du roi.

Mais pour être réputée  des plus belles

Cette terre de France ne refait pas les rois ! 

 

Dans le ciel en ce jour sans nuage,

Au premier plan du doux paysage,

Au dessus des oiseaux de passage,

Jean-le-blanc joue de son plumage.

 

Prisonnier de son vieux squelette

Le chasseur abandonne la quête.

Sûr de son repas, libre dans sa tête,

Libre dans les airs, plane le circaète.

 

Loin des bruits de la ville

La plaine était tranquille...
L’oiseau montait, piquait, planait,

Résigné, l’homme au logis revenait.

                                 

                                   Cimo  le 13 octobre 2007

                                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 13:50

Si un jour je deviens…

 

Si je deviens un jour poète

La tête en joie, le cœur en fête,

Je célèbrerais en vers l’océan

Les fleurs, le ciel, le printemps

Et  le bonheur d’être vivant,

De savourer le temps présent.

 

Si j’étais un jour poète

Le cœur en joie, la tête en fête,

De mon  fauteuil  confortable

Je ne verrais que l’agréable

Et point de l’âtre la suie

Mais seule la flamme qui réjouit.

 

Poète, en vers je rêverais,

La lune je décrocherais

Avec  quelques  étoiles à offrir

A l’aimée pour la chérir

Et fleurir au jour le jour

Notre amour pour toujours.

 

 

Cimo

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 11:24

 

 

Peau de pêche et teint de rose

Je suis ému sa main se pose

Doucement,blanche,les ongles roses

Et dans ses yeux, apothéose!

Elle a l'allure de cendrillon

Avant minuit, aprés carrosse

L'air ravi, regard de gosse

Pour une fleur, un papillon.

Elle me sourit, fossettes rondes

Elle m'entraîne, drôle de ronde

Pour une valse à deux coeurs,

Tout en douceur, chemin  de fleurs.

Je l'attire, coeur emballé,

Cou de cygne, doux duvet

Elle se blottit, chaleur d'été

Et c'est la vie recommencée!

Peau de pêche et teint de rose

La vie en fleurs c'est quelque chose!

 

                                         cimo

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 16:56

Le funambule

 

 

 

 

Papa regarde comme c’est beau.

Là haut on dirait un oiseau.

Regarde, sors de ta  bulle,

Sur le fil danse le funambule !

Vois comme il glisse, le front lisse

Regarde comme il danse à sa guise

Au-dessus de la rue qui l’envie

Qui admire et applaudit !

Là haut tout doit être beau

Tout prés des oiseaux !

Vois-tu le rythme si doux

D’une danse sans à-coup ?

Regarde le ciel dans ses yeux

Son sourire accroché aux cieux !

Quand je serai grand, papa

Loin des tracas, du fatras,

J’irai courir sur le fil !

Ce ne peut être difficile

De souhaiter vivre

En homme libre !

 

 

 

Cimo  le 29 octobre 2007

 

 

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 15:01

P1010011 

Defne (laurier blanc)

 

En ces lieux,

Sous ces cieux

Pleins de gloires

Et d’autant de misères

Fillette de l’espoir

Chasse les chimères.


Petite lampe allumée

Qui éclaire la cité 
Que des dieux facétieux

Ont séparée en deux,

Ne connaît ni ombres

Ni histoires sombres.

 

Tête de port altier

A supporter tresses de lauriers,

Belle comme l’amour d’Apollon

Déjà fière comme Junon

Sur le « passage du bœuf »

Devenu mer ,ainsi tout neuf,

Sans souci du sacré ni du païen

Elle montre ici le lien,

Elle rit et joue et dort

Sur les rives du Bosphore.

 

 

Cimo l

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:38

 

 
 
 
 
 
 
revolution   piege à c…
 
 
 
 
 
 
Toi qui prétend donner à l’univers des leçons
Qui réussit sûrement à barbouiller les blasons
Et même souvent à mettre les têtes dans le son
Tu restes masquée par la passion et les flonflons.
 
 
Période troublée, bousculée, à jamais sublimée
Tu laisses au populaire l’image du bien parfait.
Pauvre peuple, trahi, content et cocu
C’est ton sang, c’est ta vie qui coule dans les rues !
 
 
 
Ton labeur, ta crédulité piégée, exploitée
Par des profiteurs qui ont noms de comédie
Capitalistes, socialistes, marxistes, maoïstes… ensalonés !
Peuple, c’est ton sang qui nourrit leurs idéologies !
 
 
 
Comme les fils succèdent à leurs parents
Les charlatans en révolution font de même
Sauf qu’ils ont, eux, des têtes de carême
Que leur seul talent est de botter le peuple avec élan.
 
 
 
Peuple, on parle en ton nom, on t’a piqué ta révolution !
Regarde donc les balcons avec plus d’attention
Tu y verras des révolutionnistes en plastron.
Ils se bâtissent une légende en usurpant ton nom !
 
 

                                                                                                             cimo

 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 11:11

L’ORGUEIL DU CONIFERE

 

 

J’étais le plus gros, le plus beau, le plus haut

De la vieille futaie de ce vénérable château.

Je tutoyais le ciel

Je caressais l’arc-en-ciel.

Sous terre ou dans les airs,

A d’aucuns servais de repaire.

 

Des conifères j’étais l’empereur,

Visité des princes, des rois, des bateleurs.

Jaloux, un dieu subalterne et rageur
M’expédia le tonnerre, l’éclair et le feu,

De ma cime admirable faisant un méchant pieu !

 

Du château la gent nobiliaire,

Fit alors de moi son auxiliaire

Et dans la cheminée au blanc manteau,

Chauffant maîtres et commensaux,

Illuminant les tristes lieux,

Je brille encore de mille feux !

 

Cimo  le2 novembre 2009

 

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