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  • : Le blog de cimo
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  • : émotions, coups de coeur, coups de gueule, délire, humour, dérision... à lire selon votre humeur!
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 12:02
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Désert particulier

Mon désert n'est pas de palmiers
Ni même d'orangers,
Il est de pierres endiamantées
De mers de sables enchantées.

Mon désert n'a pas de temps
Même pas celui d'avant,
Il est de rêveurs savants
Qui doutent en avançant.

Mon désert n'est pas d'ici
Pas même de nulle part,
Habité de chauds hasards
De pluies et d'éclaircies.

Parfois mon beau désert
Me rend aux rivages amers
Et m'échoue sur la grève
Où n'existe nulle trêve.

Et là, comme un mirage
Et là, en bord de plage,
Surgi d'ici, de nulle part
L'amour pour un autre départ.

                                     Cimo       20 février 2008

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 11:02

 

 

 
 
 
 
le canari
 
 
 
Dis canari , fais gaffe , t’es si joli !
Canari , canari , les plus jolies t’envient ,
Elles voudraient qu’on lance la graine
Qu’on caresse sans sortir d ’ leur gaine .
 
 
 
T’as l ‘ même nom qu’ les îles , utile !
L’amiral a pris ton plumage , camouflage !
T’es le chéri de ces dames , le roi d ‘ la cage ,
Tu n ‘ sais pas ton bonheur , toi si joli , futile .
 
 
T ‘ as droit à la tendresse , aux caresses sur bedaines
Des copains et copines de ta belle maîtresse .
Attention , contagion et c’est la quarantaine !
Une poignée de graines vaut toutes les promesses .
 
 
Tes barreaux sont dorés , prisonnier trop facile
Tes pensées sont osées mais tes rêves fragiles
Tu voudrais t’envoler mais t ‘ oses pas bouger
Pour toi , le sésame , c’est la cage à garder !
 
                                                                 CIMO
                                                           _______________                                                                                              
                       
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 09:40

 

 

  Nôtre sœur

 

La main sur le cœur

Le cœur sur la main

Tu as tracé le chemin

De l’amour au quotidien.

 

Religieuse, fille de Dieu

Sans suivre l’odieux

Du dogme pernicieux

D’amour tu as vêtu les gueux.

 

Pour les oubliés, les damnés

Tu as planté le soleil

En leurs nuits sans sommeil

Et fait rire l’enfant malmené.

 

A toi que je peux tutoyer

Comme une sœur aimée

Moi qui ne connais la foi

Je crie ma croyance en toi.

 

             

 

                              CIMO       le 20 octobre 2008

 

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 14:38

Le coq sur fumier

La puce dans le pucier

Cuillère dans la purée

La femme bien voilée

La grève désolée

La parole enchaînée

Les rêves prisonniers

Les livres autodafés

Penséees rationnalisées

Gosses ensanglantés

Guerres autorisées

Drogues banalisées

Sur terre le merdier!

   ***

Le ciel toujours bleuté

Les terres alluvionnées

La mer empoissonnée

Le vents des alizés

Le rêve au bout du pré

Violette parfumée

Robe de mariée

Amour d'éternité

Fêtes carillonnées

L'aube émerveillée

              La musique enchantée            

                               La vie pour délirer!                        

 cimo

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 09:02

 

Les mots, les mots simples et vrais,

Doux et bons comme l'or des moissons

Les mots comme plus beau cadeau

Pour décrire le miracle, expliquer les saisons.


Que l'homme est beau en majuscule

Quand les mots le disent au crépuscule!


Les mots pas beaux, si laids, qui sonnent faux

Les mots lâches des farauds qui comptent pour zéro

Les mots, horribles oripeaux du monde des salauds

Que le peuple aimerait pour toujours au cachot.



                           Que l'homme est bas, abject et sot
                           
                            Quand il maquille tous ses mots!


Les mots beaux et purs, purs et durs

Les mots les plus chauds, sans aucune parure

Les mots qui rendent beau comme un lit de verdure

Qui font une cascade plus brillante que l'azur.


Que l'homme est beau en italique

Quand les mots le chantent en cantiques!


Les mots qui touchent et cousent les plaies

Les mots qui roulent en bouche, douceur du palais

Les mots de toujours, de la tendresse sans détours

Que l'on cultive dans les jardins d'amour.


Que la vie est belle en point virgule

Quand les mots s'écrivent en majuscules!

                                                          cimo

 

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 10:35

 

 

escale
______
 
 
 
 
 
Quand le soleil triomphe des nuages , rayons encore caressants
Quand les flots verts , verts et bleus captent ce soleil éclatant
Quand les voiles serrées annoncent en frémissant le marin levant
L’ escale bouge , bouge se ramassant avant de vivre bruyamment .
 
 
 
Quand la lumière hésite , soleil pâle , nuages sombres inquiétants
Quand le port perd ses couleurs , laborieux , suant et soufflant
Quand sans fard la vie grouille , dure , joue et perd en s’agitant
Mon escale je sais bien que tu peux être reine , reine ou tyran .
 
 
 
Quand le soleil est déclinant que la nuit tombante cache le temps
Quand les beaux bateaux blancs sont à l’ ancre , indifférents
Quand les marins s’amusent en buvant , riants enfants d’océan
Mon escale s’ouvre un instant sur les mystères d’autres temps .
 
 
 
Quand les grues , soleil ardent , chargent à palans grinçants
Quand le marin descend , pas chaloupant à coupée balançant
Quand l’accueille , tendre sirène , la femme à bras enveloppants
J’aime mon escale , ses mystères , ses rues qui mènent à l’océan .
 
CIMO 
 
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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 16:55

                                     LE  DROIT LITTERAL

 

 

Le mistral en cette fin de jour se lassait,

Et la douceur de septembre délassait

Du long travail acharné de cette saison

        Qui  précède les frimas et les bûches au salon

                                                                                Pourquoi alors, en les voyant, ce frisson ?

Pourquoi, parmi les senteurs d’automne, un soupçon,

                                                                                Ce filet d’air nauséabond

              Et  ce couple devant la maison ? 

Casquette plate, imperméable et pataugas

Echarpe rouge et cheveux ras

Rictus en bouche, yeux dériveurs

Il disait bas, tout en noirceur.

Elle acquiesçait, peu conviviale,

Ponctuait ses phrases, l’air glacial

Sèche silhouette coiffée de rien

Lèvres pincées, oeil reptilien.

Monsieur disait-il, approuvait-elle,

Monsieur vous n’appliquez pas le Droit

Le Droit savez-vous, le Droit appuyait-elle

Le Droit, monsieur, est juste, comme je le croîs !

Certes, madame, le droit est respectable

Certes, monsieur, le droit est applicable

Dans la lettre, de manière générale,

             Dans son esprit, beaucoup moins littéral !

 

Comment, monsieur, pouvez-vous dire cela ?

Quel esprit peut-il habiter là ?

La lettre du Droit est la lettre

Un texte où l’esprit ne peut paraître !

Oui, certes, madame, le droit est éminent

Oui, certes, monsieur, on l’écrit en noir et blanc

Mais c’est bien souvent insuffisant

Ne doit-on pas alors l’appliquer moins noir que blanc ?

Vous êtes, monsieur, du Droit un charlatan

Je ne vois pas comment faire autrement

Que dénoncer votre sens du Droit !

Je vais de ce pas écrire à qui de Droit !                      

                                                                                       CIMO      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          

 

 

         

         

 

 

 

 

 

 

 

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 23:47

Comme un voile

 

 

 

 

 

Comme un voile sur le Bosphore

De lourds nuages de souffrances

Repoussés par la jeune espérance.

Mehmet inquiet espère encore.

 

En lui l’esprit de Kemal

Se dresse contre l’horrible mal

Des frêles fantômes en noir

Soumis au mâle à l’infâme pouvoir.

 

Il craint que rude soit le combat

Contre les prophètes de l’obscur,

Que ceux-là rêvent à coup sûr

De séparer Kemal de Mustafa.

 

Et plane ici la question

Douloureuse obsession,

L’esprit du père de la nation

Des ténèbres aura-t-il raison ?

 

 

 

 

                                                    CIMO

 

 

 

 

.

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 09:55

 

 

masques
______
 
 
 
Masque de peur, chaleur
Froide dans le dos la sueur
Dans la tête pas une lueur
Cogne, cogne dur le cœur.
 
 
 
 
Masque de judas regard bas
Marche, glisse à petits pas
Confiance, ambiance de sabbat
Qui mènent droit au trépas.
 
 
 
 
Masque de joie front haut
Les yeux rieurs c’est beau
Un coeur en fête c’est chaud
Comme la lumière venue d’en haut.
 
 
 
 
Masque de pierrot, lune économe
Halo timide pour petit môme
Mélancolique joie en somme
Sans colombine et sans monôme.
 
 
 
 
Masque de carnaval pas banal
Comme sur la lande le fanal
Ca montre peu et cache le mal
Et ça grimace comme animal.
 
 
 
 
Masque de pluie, ciel alambic
C’est doux c’est romantique
Pour les âmes mélancoliques
Qui aiment, nostalgiques .
 
 
 
Cimo.
 
 
 
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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 15:22

 

 

UN GRAND ECLAT DE RIRE

 

 

 

Ils sont des cents, ils sont des mille

Dans les entrailles des grandes villes

Dans les brousses stériles, faméliques

En Asie, aux Amériques, en Afrique.

 

 

Du haut de leur montagne de certitudes

Par les républiques gracieusement instruits

Les docteurs ès racines professent avec bruit

Que sans elles l’individu n’est qu'incertitudes.

 

 

Ils ne connaissent que faim et vermine

Chiffonniers ignorés des rues du Caire

Enfants de Bombay sans aide ni repères

Qui rêvent de couper ces maudites racines.

 

 

Sur l’Olympe des faux dieux

Docteurs dérisoires en inconscient

Armés de recettes de faux savants

Ils ignorent la force des miséreux.

 

 

Ils n’entendent pas le grand éclat de rire

Du bougnat qui ailleurs trouva sa mine

Du berger pyrénéen libre en Argentine

De l’Amérique et des immigrés qui la firent.

 

 

 

Ils ont oublié que face à la faim, à l’adversité

L’Homme a toujours au fond de lui puisé

La force d’avancer puis de  recommencer

Et couper les attaches qui le font prisonnier.

 

                                                                

                                                              CIMO  17 avril 2008

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