Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de cimo
  • Le blog de cimo
  • : émotions, coups de coeur, coups de gueule, délire, humour, dérision... à lire selon votre humeur!
  • Contact
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 16:07

ESPERANCE

 

 

 

J’ai poussé les portes du ciel

Au-delà des lumières du soleil

Au sombre royaume des ombres.

A tâtons en cette  immensité

J’ai buté sur l’hermine du juge

Le sabre du soldat

Du financier l’alpaga

Une couronne de roi

Un sceptre en bas de soie

L’ego du pouvoir

La vanité de l’avoir,

Des prêtres la  défroque.

En cet ultime refuge,

De l’humanité n’ai-je vu

Que de pauvres  breloques

De prétentieux oripeaux

Et encore point aperçu

Diable, âmes  ou angelots,

Seulement un homme, une femme

Arrachant tous les liens,

Au secours des terriens

Pour porter  la nouvelle flamme

D’amour, de paix et d’espérance

D’un monde de tolérance.

 

                                                         CIMO

 

Repost 0
2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 14:05
                                                                                            
                                                                  
                                                                                 
 
LA PASSION 
 
 
Voltaire ne l’aimait point
A Pascal ne disait rien
Et pourtant elle court la passion
Bouscule les salons, passe les saisons !
 
 
Aux chaudes portes de juillet
Sans jamais s’essouffler
Elle descend vers la mer
Elle croque les fruits verts.
 
 
Aux blancs frimas d’octobre
Elle remonte vers les terres
Pleine de ses mystères
Couverte de vain opprobre.
 
 
Et, vive dans les salons,
Contre toute raison
Elle se répand, elle court
Elle envahit les cours !
 
 
Avec les hirondelles
Elle vole à tire d’ailes
Réveille les tourterelles
Fait rougir les belles.
 
 
Encore jeune et rebelle
Elle danse la bougresse
Elle tente la pucelle
Lui vend fausse tendresse.
 
 
On la retrouve en mai
Reine et belle et fière
Riche de ses enfants
Qui mordent la vie en riant !
 
 
                                           CIMO
Repost 0
17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 09:53

Je me souviens de  cette rencontre mon frère

Ce jour où la mer et le ciel étaient gris, confondus.

Quelques rires d'enfants égayaient l'atmosphère

Et sous la tente chamelière,le silence fut rompu.

 

 

Nous contions nos vies sans faire de mystères

Toi dont les ancètres capturaient l'esclave

Moi dont les aïeux achetaient sans entraves

Héritiers tous deux de ces horribles misères.

 

 

Te souviens-tu de ces instants de paix et de sincérité?

Nos pères avaient dit-on le même Dieu de bonté

Mais, nés sous des cieux adverses, différents,

Ils le nommaient autrement et le faisaient concurrent.

 

 

Dans un élan du coeur, naïfs et provocateurs

Nous décidions alors de revenir aux dieux pluriels

Bien plus encore de n'en choisir aucun comme meneur

De garder le plaisir suprême d'en voir un pour chaque ciel.

 

 

Nous bâtissions à tout instant, au gré des vents,

De nos amours, de nos tourments,

Un dieu, des dieux, sans majuscule, sans sacrements,

Accueillant tous les enfants du royaume des vivants.

 

 

Te souviens-tu de ces instants magiques

Où l'esprit libéré s'ouvre au fantasmagorique

Où le temps passe si lentement, si légèrement

Que nous doutons d'être encore présents?

 

Il nous venait aussi que, nés sur cette même terre

Qui les vit se battre sans fin et sans lumière,

Des âmes erraient, couvrant parfois de poussière

Et vainement, les traces misérables des temps délétéres.

                                                            cimo

                                                                                                


 

                                                                       

 

Repost 0
11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 10:31

                          Couleurs de pestes

 

Le parlement des sages rattus

Bruissait de rumeurs contenues...

De son trône de chiffonnailles

Grises moustaches en bataille

Ragotras le roi des rois

Fit entendre sa voix.

 

« L’ordre du jour vous est connu !

Le temps est donc venu

De la repentance à discourir,

Des faux semblants se démunir.

La peste fut, dit l’Homme, de notre fait.

Sur notre râble nous transportions

Du Levant à l’île Bourbon,

De navires  en portefaix,

La puce qui fait le bubon.

Innocents transporteurs

Nous ne souhaitions le malheur.

Point donc de repentance

Ni d’hypocrites remontrances,

Les accusateurs des temps moyens

Ont depuis leurs propres  assassins !

 

Si différents et si semblables

Dans leurs haines  implacables,

Par la loi des armes,

Ils ont imposé leurs miasmes,

Abreuvant la terre de leurs pères

Du sang de leurs frères,

Des larmes de leurs mères.

 

Aussi terrifiantes que mortelles

Sont  leurs pestes  délétères,

Funestes maladies de cervelles

D’hommes assoiffés de sang

Qui firent en moins de cent ans

Bien plus de morts  que les guerres

Et tous les canons d’antan.

 

De rouge barbouillées ou brunes de couleur,

Au-delà de masques glabres ou barbus,

Elles sont encore de l’heure,

Massacrent les foules aux mains nues

Au nom de dieu, prétendument

Ou d’idées païennes, pareillement.

 

ainsi de toutes pestes Nous déclarons notre peuple innocent ! »

                           Ainsi parla Ragotras le roi des rois…

cimo

Repost 0
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 13:20

 

 vous
 
 
 
 
J’aimerais essuyer mes lèvres à vos lèvres
 
Frotter mon menton à votre menton
 
Mon nez à votre nez, mordiller votre oreille
 
Vous sentir dans mes bras vibrer
 
Vous gâter , vous protéger , vous aimer
 
Passer ma vie à vos côtés , énamouré
 
Sentir dans votre corps la douce fièvre
 
Plaisir et joie pour moi sans pareils
 
J’aimerais vos yeux pour seul horizon
 
Que la vie pour nous soit une chanson
 
Sans penser aux jours où nous serons vieux
 
Toujours amoureux jeunes et heureux .
 
 CIMO
 
 
Repost 0
23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 20:48

 

 

Le pont de Ventabren

 

 

Le temps est chagrin

De train je ne vois plus

Sur le pont de Ventabren.

Qu’ai-je fait qui déplût ?

 

L’outarde de ma jeunesse

Dans mes rêves m’agresse,

Sur le reg je suis nu,

De gris le ciel est revêtu.

 

Au cœur de mon angoisse

Point de bonne paroisse,

L’aubaine salvatrice

Se fait dame caprice.

 

Et puis vient le mistral

Et ses froides rafales.

Demain verrais-je le train

Sur le pont de Ventabren ?

 

 

 

                                                                 CIMO 23 mars 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 19:13

Chênaie en fête

 

 

Nous irons ce soir à la chênaie

Délivrer les âmes enchaînées.

Notre amie la pluie les lavera,

Le vent complice les séchera.

 

Alors les habitants de la forêt

Verront s’agiter les sous-bois,

Le hibou se coiffer d’un béret,

Le jeune cerf jouer de ses bois.

 

Les glands jetteront leur bonnet,

Les chênes amuseront les genets,

Les biches pleurant de bonheur

Feront des perles de leurs pleurs.

 

Et toutes ces âmes rassemblées

Dansant et riant en assemblée,

Feront de joyeuses farandoles

Sous une lune à l’air tout drôle.

 

Nos âmes fatiguées et crottées,

Par la joie et la danse frottées,

A nouveau légères et libérées

Se prendront encore à espérer

.

 

 

                                         Cimo   le 27 février 2009

Repost 0
24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 10:26

Grand banditisme

 

Douce au commun l’ère des grands malfaiteurs 

Celle des tractions, de la bande à Bonnot,

Des ennemis publics affublés d’un numéro,

Celle des bandits qui avaient de l'honneur.
 

Ils étaient classés au grand banditisme

C’était le sang à la une, pur classicisme.

Quelques morts à pleurer, braquages osés,

Fins brutales sans sépulture pour reposer.

 

Le temps est venu, celui des bons pilleurs

Protégés par les lois, anonymes escroqueurs,

Pas même mafieux, genre beaux messieurs,

De haute finance, aux costumes gris soyeux.

 

Pas notés au fichier du grand banditisme,

Professant l’irresponsabilité et le cynisme,

Ils dilapident les économies du balayeur,

Ruinent les états, sèment misère et malheur. 


Doux pour les humbles, le temps des tractions

Ni ruine ni peur pour l’homme en sa maison,

Les citoyens n’étaient alors point trop inquiets,

L’ennemi public n’était ni financier ni banquier.

 

 

                                                     Cimo  22février 2009

Repost 0
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 10:35

 

 

HYPER ,HYPER , HYPER Périssables
 
 
 
 
Ils étaient beaux ils étaient laids , ils étaient maigres, petits ou gros
 
Et tous poussaient , l’ air grave , l’œil rond fureteur , le chariot .
 
Ils allaient ainsi , têtes baissées , têtes de biais , tête de veaux
 
Comme bœufs à l’ abattoir , anonyme cohorte de manchots
 
Et moi j’ y étais , tête en l’ air , tête nue , l’air idiot !
 
 
 
Caddy devant,  mémé derrière , pépé râlait ,
 
Pensait que toute sa vie de peine , à trimer , à ramer
 
Glissait vers l ‘ hyper , le périssable , le pousse-à-dépenser ,
 
A tirer des hyper gondoles sa dose molosse de cholestérol ,
 
Le caddy plein de choses lui rendant quelque peu de gloriole .
 
 
 
Ils allaient tête à droite , tête à gauche , cherchaient ,
 
Se suivaient , se politessaient , se heurtaient , esquivaient
 
Et les gondoles fouillées , dérangées , se vidaient , dégonflées
 
Et pépé émoustillé ,en caisse vidait son porte-monnaie
 
En pensant au proche tête à tête avec le mufle…persillé !
                                            
                                                     
Repost 0
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 10:11

              LE GRI-GRI


Mon gri-gri est si beau que les filles ébahies

Achètent chez moi tous les filtres utiles,

Prunelles d'amour pour mon gri-gri joli

Et là, mon frère, je suis le plus habile!


T'as vu mon frére, mon gri-gri, ma couverture?

C'est un gri-gri magique, à mettre en devanture.

Quand la Vieille vient,son grand truc à la main,

Moi, avec ça, je suis bien plus malin que le Malin!


Quand, l'autre jour, tombé du ciel, le pied de mort

Sur la forêt est arrivé je lui ai fait pied de nez.

Il est parti fâché, mauvais, regard plein de sorts.

Il savait que pour gagner il devrait retourner!



Quand il est revenu, quand la forêt s'est cassée,

Quand le monde a croulé, que le feu a tout dévoré,

J'ai filé au-dessus des nuages, sans m'arrêter, vrai.

IL m'a accueilli, IL m'a dit: même un gri-gri peut sauver!

                                                cimo

Repost 0