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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 15:12

Scène de Provence

       

Loin des bruits de la ville

La plaine était tranquille .

Le soleil bientôt au zénith

Effaçait les ombres sur le  site.

 

Fusil en mains précédé du chien courant

Il guettait l’envol lourd du faisan.

Haut dans le ciel, porté par le vent

Il planait, patient, guettant le serpent.

 

Le chasseur portait tous ses ans

Regard fatigué et cheveux blancs.

En cette belle région de Provence

Il appelait de ses voeux la providence.

 

Il songeait au coup des bartavelles

Au pire, pourquoi pas, au coup du roi.

Mais pour être réputée  des plus belles

Cette terre de France ne refait pas les rois ! 

 

Dans le ciel en ce jour sans nuage,

Au premier plan du doux paysage,

Au dessus des oiseaux de passage,

Jean-le-blanc joue de son plumage.

 

Prisonnier de son vieux squelette

Le chasseur abandonne la quête.

Sûr de son repas, libre dans sa tête,

Libre dans les airs, plane le circaète.

 

Loin des bruits de la ville

La plaine était tranquille...
L’oiseau montait, piquait, planait,

Résigné, l’homme au logis revenait.

                                 

                                   Cimo  le 13 octobre 2007

                                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

cimo 15/11/2007 14:49

merci D'Ocean pour ce commentaire passionné. Je ne suis ni chasseur ni anti-chasse mais j'ai bien aimé mettre en scène un vieux chasseur prisonnier de son corps et un autre prédateur, ailé, protégé,libre de se déplacer dans les airs.Merci pour ta lecture attentive de mon blog.amicalement.cimo

D'Ocean 15/11/2007 13:06

Attirée par le nom de ma région, Provence...j'aime l'entrée et la sortie de ton joli poème mais le milieu si triste, les bois qui résonnent des tirs traquant les rares habitants des bois..au doux chant.. et ces mois de guerre qui endeuillent la Nature...vu de l'intérieur, c'est horrible..la grive qu'on entend le soir et plus le lendemain ,tuée ou prise au piège.. le petit lapin qui est venu tout l'été trotter dans les vignes et ronger les gourmandises apportées...au détour du chemin, il est là dans la gibecière du gars bardé de cartouches en habit kaki...quel sport~? Ma douce Provence aimerait devenir toute entière une zone de paix..sans armes ni cruauté...
Je sais bien que Pagnol y est pour quelque chose,mais une petite huppe se dandinant dans les bois ou un petit loir blotti dans un chêne, une couleuvre se dorant au soleil..auraient dû capter sa plume, plutôt que le trophée ...ce n'est pas un bon ambassadeur...
Ta poésie est belle~~

domi domi 28/10/2007 07:26

"Loin des bruits de la ville la plaine était tranquille"...calme, paix, écriture ciselée, toute en finesse, très visuelle..

cimo 26/10/2007 14:10

le tout est de savoir qui du faisan ou de la cloche participe à l'esprit... quoi qu'il en soit j'ai pu ,grace au faisan( ou à la cloche!??) découvrir ton blog qui est une véritable mine de souvenirs pour les cinéphiles. bravo Tietie007, amicalement cimo.

Tietie007 25/10/2007 18:38

J'aime bien les faisans farcis, faits à la cloche ...

Koah 25/10/2007 17:08

Hmmmm ça sent bon la Provence... c'est comme si j'y étais...

Bonne soirée Cimo :)

chrystelyne 24/10/2007 19:08

on a envie de lire ton beau poème avec l'accent du midi tant il est évocateur , voilà une chasse qui me va bien , puisqu'elle finit sur la liberté de l'oiseau et le repos bien mérité du vieil homme !

Hammer 23/10/2007 16:04

Je connais la Provence et je l'aime beaucoup !
amitiés. Ghislain.